Le réalisateur de Woman in Gold (141) mérite au moins que l’on s’intéresse à son travail, consacré au théâtre, à la télévision et à une courte série de films de long métrage, celui-ci est le 5e dans une abondante œuvre multiformat. Son épouse, Elizabeth McGovern, était la juge de Woman in Gol*d, elle est Cora Crawley dans ce film-ci comme dans le précédent Downton Abbey et dans la série télé dont le succès est à l’origine de ces 2 films de cinéma.
Le charme de ce récit échevelé repose entièrement sur ce que l’on considère comme l’humour anglais, servi ici par une pléiade d’acteurs, tous manifestement fous de joie de se retrouver pour (s’) amuser. Et l’on s’amuse, parfois l’on se perd un peu dans cette abondance de scènes, de lieux, de va-et-vient, de sous-intrigues, mais cela n’altère en rien cette bonne humeur qui se partage comme un cake aux fruits confits avec une bonne tasse de thé.
Il y a trois moteurs à cette fantaisie : un mariage grand genre, une fantasque affaire d’amour caché et d’héritage à scandale, et la présence envahissante d’une équipe de cinéma au moment amusant où les films essayent d’accéder au « parlant ». Les références aux scènes de Singing in the rain ou The Artist sont très réussies.
Michael Engler avait très joliment réalisé le Dowton Abbey n°1 (706). Nous sommes ici dans le droit fil de ce style qui semble exister par lui-même et que le talent de tous maintient effervescent. A noter que l’acteur belge Jonathan Zaccaï est l’époux de Nathalie Baye, le couple de Montmirail qui reçoit ces visiteurs dans leur villa de la côte d’Azur.
La fantaisie et l’humour, s’ils ne laissent pas de traces, font tellement de bien qu’il serait sot de s’en priver.