C’est une b(l)anquette de lit, mou. Mais pétillante et fraîche, festive. Un film choral construit sur le mode classique du w.e. de retrouvailles et de célébration à la campagne entre vieux amis, avec épouses et famille. Et toute la gamme des vies de couple, de la maternité, des jalousies amicales est jouée durant les trajets en voiture, autour de la piscine, lors de repas tonitruants, en sorties au bistrot, bref, toutes les occasions sont bonnes pour « vanner » chacun avec un tact d’éléphant dans un magasin de porcelaine. Et c’est souvent très amusant.
L’une des réussites du film, outre des dialogues très ciselés, c’est le casting qui réunit d’excellents acteurs de niveau analogue et personne ne tire la couverture, ni n’est réduit à de la figuration intelligente. Le réalisateur s’est fait une grande réputation comme
homme du Grand Nord qu’il a sillonné à pied et en traineau tiré par des chiens. Très préoccupé de nature, il a beaucoup écrit et filmé sur ces sujets et est entré dans la fiction à travers, e.a. le fameux Belle et Sébastien parmi d’autres films « animaliers ».
Un film comme celui-ci ne se raconte pas, il se regarde lorsque l’envie vous prend de vous distraire sans remord ni attente quelconque.
Stéphane De Groodt, acteur belge, m’a semblé très convaincant et il justifie sans doute en partie l’intervention du tax shelter par Ume-dia qui, pour le reste, fait travailler ses équipes de post production dont le générique est presque plus long que celui de la production de ce film franchouillard.