Même en mille morceaux, c’est immangeable. Pourtant l’auteur, producteur, réalisateur est un talent très reconnu : 2 OSS 117, The Artist, Le Redoutable, (434) et il fait parfois l’acteur, par exemple, le photographe de mode dans Incroyable mais vrais (987). Bref, un cinéaste aux ressources innombrables, cinéphile et mari de la merveilleuse comédienne Bérénice Béjo qui, une fois encore, mouille son maillot dans ce film-ci.
La promesse de ce film est la très virtuose maîtrise d’un plan séquence (ininterrompu) d’une longueur vertigineuse, suivi du récit de la façon dont ce plan est mis en scène. Beau défi ! Mais abject spectacle, sauf pour les fanas du cinéma gore, de zombie, d’horreur de carnaval. Certains rient, se délectent de ce genre qui oscille entre le caca-pipi et la connerie éculée des gens qui se font peur en imaginant des revenant assoiffés de sang.
Tout cela baigne dans une marmite de références pour gourmets du déchet, dont la sorcière chef de cuisine est une japonaise assez bien typée je dois le reconnaître. Ce qui est justifié par le fait que le film est un remake d’un film nippon dans lequel déjà cette actrice assumait le même rôle. Le genre du film est dit Comédie horrifique.
Ne prenez pas mon dégoût, ma déception, pour une vérité révélée. Prenez le risque de voir ce film, il est extraordinaire et certain s’en délectent. Bon appétit.