Hélas l’on ne peut en dire autant de ce film qui est une pochade bâclée, indigne d’une revue d’étudiants. C’est le sixième film (je n’en ai vu aucun) de ce réalisateur hyper actif au théâtre, en télévision et qui publie des textes chaque année. Le film fait un « bide » pour sa sortie française avec à peine 55 577 spectateurs la première semaine. Et c’est compréhensible…
L’histoire est simple : une mère de famille, débordée en particulier parce que son mari acteur au chômage ne contribue en rien aux tâches ménagères, décide d’acheter un robot d’apparence humaine qui va s’acquitter de toutes les corvées pour alléger la « charge mentale » de cette mère surmenée. Mais pas seulement… Car ce bel homme suscite la convoitise des dames. Saura-t-il satisfaire leurs désirs intimes ? Un peu coquin tout cela… Si vous avez une demi-heure à perdre, je gage que vous pouvez écrire le scénario et aller voir ensuite à quel point il est prévisible. Sauf peut-être une vague tentative de buddy movie qui rapproche deux acteurs minables sans travail. Ce pauvre Didier Bourdon, le mari, est particulièrement lamentable et les courtes séquences liées à ses recherches d’emploi sont d’une lourdeur de pachyderme accentuée par Philippe Duquesne qui s’esquinte à plomber le film. Le robot est interprété par Pierre-François Martin-Laval, que je n’ai jamais
vu et qui pourtant a, comme le réalisateur de ce film, une activité débordante. Il a réalisé et interprété Gaston Lagaffe un film qualifié de « désastre » par la fille de Frankin qui aurait pu s’en douter après les échecs successifs qui ponctuent la carrière de ce metteur en scène. Je dois dire que la performance de l’acteur est ici assez bien menée. Le chef opérateur, apprécié pour L’Échange des princesses, a fait une image hideuse, comme je le soupçonne d’en avoir fait la démonstration déjà au vu des autres films mentionnés dans son cv. Il a été bien aidé par la décoration et les costumes, très laids. Bref ce film se regarde comme un escalier que l’on monte en trébuchant sur chaque marche.
Et si le thème de l’humanoïde vous intéresse, voyez plutôt Ich bin dein Mensch (986).