Même s’il pleut, s’il fait froid, s’il n’y a plus que ce film à voir à la télé, ne le regardez pas : vous pourriez être poussé au suicide tant il est d’une connerie abyssale.
Plus exactement d’un sournois sexisme, d’un racisme rampant, un bashing des fonctionnaires, un mépris du syndicalisme et Christian Clavier en leader syndical des cheminots, c’est comme si l’on montrait Jeff Bezos qui fait la manche. Le monde carcéral et les migrants sont convoqués pour des séquences supposées faire rire. Gérard Darmon incarne à lui tout seul ce qui nourrit l’antiparlementarisme. Quant aux préoccupations écologistes, elles sont utilisées pour exprimer le mépris qu’elles inspirent à certains. Bref un film qui sent bon le Rassemblement national. Même une brave mère de trois enfants de pères différents et d’origines ethniques contrastées est reléguée dans le clan des couche toi là. Et si vous croyez que j’exagère, allez voir le film, il est irréductible. Et nous rappelle de vieux souvenirs douloureux : En algèbre, un élément irréductible
d’un domaine est un élément non nul qui n’est pas inversible, et qui n’est pas le produit de deux éléments non inversibles. Plus facile à comprendre que ce qui a poussé à la production du film… Le réalisateur a usé ses culotes dans le demi-monde médiatique avec des vedettes de radio, de télé, écrivant des chroniques, se produisant en stand up et one-man-show. Ce qui nous vaut quelques plans de personnalités que l’on s’étonne de voir en si triste compagnie.
Même le sujet est du réemploi, celui d’un immense succès populaire italien : Quo Vado ? Ce qui veut dire « Où vais-je ? ». N’y allez pas…